5 septembre 2016

Mercredi 14 sept, vernissage exposition "le grand saut".

 

LE GRAND SAUT
 

Marie Benattar, photographe, tente de relever le défi de regrouper dans une première exposition des photographes qu’elle admire.
Une exposition  collective, des regards transversaux sur le thème de l'eau.

Une rencontre entre artistes photographes immergés et d'autres plus émergents.
photo: Clarisse d' Arcimoles
Clarisse d’Arcimoles

Dans la série Forget Nostalgia, Clarisse nous fait voyager dans l’ère photographique victorienne. A travers une galerie d'autoportraits, l’artiste pose dans ses décors en noir et blanc, minutieusement costumée et jouant différents rôles. Ces tableaux vivants sont tous méticuleusement réalisés, émouvants, parfois drôles et troublants à la fois.
Clarisse explore cette époque où les photographes, installés en ville mais aussi dans les bourgs de campagne, donnaient au bourgeois et au paysan aisé une chance de diriger la manière dont il souhaitait être représenté, vis-à-vis de leurs proches et plus généralement au sein de la société.

C’est donc un voyage dans le temps passé que nous propose Clarisse d’Arcimoles, avec tendresse mais sans nostalgie. A une époque où le monde entame son basculement vers la civilisation de l’individualité et de l'Image. Forget Nostalgia, un superbe et stimulant plongeon au cœur de la (post)-Modernité.

photo: Cédric Béal


Cédric Béal,   
Lanterne rouge de la photographie argentique, Cédric Béal compta parmi les plus insignifiants faiseurs d'image de sa génération. A l'occasion de cette exposition, la Galerie Goutte de Terre présente trois tirages qui rendent compte magistralement des raisons pour lesquelles l'artiste décida de jeter son appareil avec l'eau du révélateur.

 

Photo: Lucie Jean
Lucie Jean
                                                                                                   
Les trajets photographiques de Lucie Jean sont des chroniques d’aller-retour sur des territoires fragiles, où la nature renvoie l’homme à sa condition éphémère. L’Islande et le Japon, le Nord et l’Asie, la glace et les îles. De paysages en visages, elle contemple des énigmes et transcrit des signes.
Ces photographies précises et parfaitement composées, donnent pourtant
un puissant sentiment d’irréalité, de paysages rêvés, passage dans un autre monde sur le point de nous absorber complètement.



Photo: Keen Souhlal


Keen Souhlal

Le travail de Keen Souhlal naît d’une relation profonde à la nature ; une relation à la fois sensible, philosophique et spirituelle.
 Ne cherchant ni à dominer ni à dompter la matière, elle aspire plutôt à en révéler différentes propriétés physiques ou symboliques.
Massives ou fragiles, ses oeuvres nous parlent toujours de quelque chose d’impalpable, d’insaisissable: l’intelligence silencieuse à l’œuvre dans la matière.
Celle qui lisait enfant les récits de Paul-Emile Victor est retournée en région polaire, cette fois en embarquant sur le navire de ravitaillement des terres australes française. Entourée des scientifique à bord, elle capturait l’intensité de la nature souveraine et enregistrait les souvenirs des hivernant solitaires. 


Photo: Philippe Munda


Philippe Munda

Philippe Munda a d'abord été photographe de Publicité et de Mode pour Studio Edelkoort (Li Edelkoort publications), Vogue Living, The Gardian, Wall Street Journal. Au même moment, il a réalisé les premières images des personnages à réactivés de l'artiste Pierre Joseph. Depuis 2005 il se consacre entièrement à son art. D'abord artiste résidant à  "La Générale en Manufacture" (Sèvre)  il vit aujourd'hui à Marseille où il a créé le "salon du salon"

21 juillet 2016

Eau/Paris/00h00



Vendredi 22 juillet , nous vous invitons à partager un verre et découvrir les dernières photos de la série EAU/PARIS/00h00, à partir de 18h.
« EAU/PARIS/00h00» est le résultat d'heures passées à arpenter les rues parisiennes sous les gouttes de pluie et aux détours des flaques ... ou comment voir la terre sous un autre angle.

31 mai 2016

::: Minimenta 2016 :::

Minimenta est la grande exposition autour des petits formats, qui se déroule chaque année au mois de juin depuis quatre ans. Elle vise à rassembler galeries, collectionneurs et public en un parcours artistique et festif.

Chez Goutte de Terre, cette année nous accueillons:




Philippe Micheau Ruiz

Né à Orléans en 1968. 
Master en communication visuelle (INSEEC)
Master en anthropologie et en psychologie.
Ateliers Beaux arts de Paris.

"L’origine du monde et sa fin ont toujours été des thèmes importants dans les mythes, dans la pensée de l’homme et dans les arts. Donner une représentation sensible de ses thèmes est une des recherches de mon travail. L’autre voie porte sur la nature imaginaire des mondes en lien avec leurs représentations. Je travaille sur la nature imaginaire des mondes et la poétique de l’espace. Comment se construit notre paysage interne et comment rendre compte du visible autrement que par l’image.  Mon travail vient interroger la perception, le visible pour rendre compte d’une autre dimension, cachée.
Ma recherche vient questionner le monde dans lequel nous vivons, la dimension écologique y est présente, je défends l’idée que nous cherchons d’autres mondes pour échapper à la réalité catastrophique du monde dans lequel nous vivons.
La première des catastrophes humaine est écologique, elle n’est pas la seule des catastrophes, ni certainement la première, si l’on pense à la destruction de l’homme par l’ homme.  Mais la destruction de l’environnement est aussi une destruction humaine.
Avec ces nouveaux déterminants, la recherche d’autres mondes devient urgente et nécessaire, que ce soit dans l’espace au-delà de notre monde terrestre ou bien dans nos voyages  intérieurs vers d’autres mondes imaginaires, psychiques."


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Cazaentre Stephanie



Stéphanie Cazaentre est née en 1981 à Toulouse. Elle vit et travaille à Paris. 



Elle est diplômée de l'École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris . Son travail est diffusé dans des festivals en France et à l'étranger  (Kassel, Clermont-Ferrand...) ainsi que dans des institutions culturelles (Musée de la Chasse et de la Nature, Gaîté Lyrique, les Abattoirs…).

Stéphanie Cazaentre est  membre fondateur du collectif Capture et travaille en binôme avec Juliette Vivier, Singeon et Amandine Monsterlet.



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Anna Shibanova

Issue de l’Académie des arts appliqués de Saint-Pétersbourg, elle a gardé de sa formation textile l’amour de la matière. Sa démarche artistique l’a faite passer par la peinture et la sérigraphie avant de s’intéresser à la gravure. Elle cherche toujours à tâtons l’alchimie entre texture, matière et couleur dans toutes ces techniques. 
La gravure est un champs d’expérimentation, comme la xylographie qui permet de traiter l’architecture par aplats de couleur, ou l’eau forte qui permet de structurer la matière et donner une tessiture à la forme.
De ses années de travail dans la décoration intérieure, ses œuvres gardent un caractère épuré, stylisé et décoratif.
Ses thèmes ont une dimension métaphysique en ce qu’ils interrogent l’existence, autant dans les représentations de la ville que dans celles de personnages. Des villes comme des personnages qui vivraient leurs vies indépendamment de leurs habitants. Des instants urbains, fragiles et silencieux, d'un silence qui rouille, d'une solitude claire. Des traces du passé imprimées dans la pierre, des souvenirs de murs, des scories d'histoire...

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Cédric Béal

autour de Nicéphore Hapropot. 

Pionnier de la photographie en relief, Nicéphore Hapropot (1870 - 1912) compta parmi les plus brillants faiseurs d'image de sa génération. À l'occasion de cette rétrospective couvrant l'intégralité d'une œuvre injustement méconnue, Cédric Béal présente treize tirages d'époque qui rendent compte magistralement des raisons pour lesquelles l'artiste a finalement jeté ses clichés avec l'eau du bain.

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Marie Benattar

Née en 1984 – Vit et travaille à Paris

Marie Benattar est née à l’Ile de la Réunion, en 1984. Elle étudie la peinture à Bali puis aux Beaux Arts de Clermont-Ferrand, avant de se consacrer à la photographie.
A l’issue de son cursus  à l’EFET, dont elle sort major, elle reçoit  le prix Marc Grosset 2010, dans la catégorie photographie plasticienne et expose aux Promenades photographiques de Vendôme. Elle se voit attribuer la Bourse du talent dans la catégorie Mode, en 2013. Son travail est exposé l’année suivante à la BNF, ainsi qu’à l’atelier Yann Arthus-Bertrand lors du mois de la photo.

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Fanny Bueb

Partie de rien, Fanny Bueb accompli une trajectoire exemplaire : elle n'est arrivée nulle part

Amoureuse d'un forain, elle s'est vite retrouvée dans le pétrin
S'essayant à la voltige, elle n'en a récolté que des vertiges
Se lançant dans la danse, elle a fini en ambulance.

Son cas ne cesse de s'aggraver depuis qu'elle s'est mise à graver
Elle passe la plupart de son temps dans son lit, et le reste allongée
Le jour elle bulle, la nuit elle noctambule
La truffe au vent, une pointe sèche à la main,
Elle dessine, grave, croque, du soir au matin
Un bestiaire onirique, des plantes archaïques ou hermétiques.

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Patrick Csajko

Patrick Csajko s'improvise entomologiste le temps d'une série de dessin, et propose les plus beaux spécimens de sa collection. Interprétation du monde des insectes en illustrations fines, origamis maladroites et découpes précises.

A très bientôt pour le vernissage, jeudi 9 juin à partir de 18h

::: MINIMENTA 2016 :::



11 avril 2016

::: species incognitis ::: gravures de Fanny Bueb :::


Partie de rien, Fanny Bueb a accompli une trajectoire exemplaire : elle n'est arrivée nulle part.
Amoureuse d'un forain, elle s'est vite retrouvée dans le pétrin.
S'essayant à la voltige, elle n'en a récolté que des vertiges.
Se lançant dans la danse, elle a fini en ambulance.
Son cas ne cesse de s'aggraver depuis qu'elle s'est mise à graver.
Elle passe son temps dans un lit, le reste allongée.
Le jour elle bulle, la nuit elle noctambule.
La truffe au vent, une pointe sèche à la main, elle croque tous les coquins de son bestiaire onirique qui, au vestiaire, laissent tomber leurs nippes.



28 janvier 2016

Apparition, une exposition de Véronique Beucher, à partir du 10 février.


Dans sa dernière série : « APPARITION», Véronique Beucher peint le corps ou plutôt l’idée du corps. A demi effacé, il reste tout juste identifiable. La ligne disparaît en faveur de la forme et l’espace réel se transforme en espace imaginaire. L’audace et la subtilité de ses couleurs nous fait entrer dans un monde poétique où l’on se laisse emporter par sa propre sensibilité.
Sa créativité donne à sa peinture une originalité où l’équilibre de la composition et les effets de matières et de textures contribuent au dynamisme de son travail.
Elle utilise des techniques mixtes: acrylique, pastel sec, encre de Chine  ou collage.
Après avoir vécu 20 ans à l’étranger, elle se consacre maintenant entièrement à la peinture et  habite depuis 4 ans à Montpellier, sa ville natale,
 


29 novembre 2015

"LES CORPS FRAGILES", exposition d' Elodie MRA.


Dans cette exposition, "Les Corps Fragiles" les pièces présentées composent une longue étude sur la peau, sa matière, ses couleurs et ses textures. Ce travail se positionne principalement dans sa facture, c'est à dire dans son processus de réalisation : Travailler à l'échelle humaine mais aussi et surtout de façon macroscopique. "Ces pièces trouvent une place entre la destruction sensible du matériau et à la fois dans une sensation de permanence et de détérioration des formes corporelles...comme pétrifiées...humains intemporels..." 
 
De la délicatesse de ses gestes à la vapeurs estompée de ses textures, Elodie Mra enrobe son travail dans une dentelle de techniques plus ou moins traditionnelles. Après avoir longtemps expérimentée le travail de peinture, d'installation, de photographie, parallèlement à ses études d'Art à la Sorbonne, elle découvre le travail de tapisserie dans les Cévennes il y a quelques années.Née d'une famille d'entrepreneur en bâtiments, c’est très jeune qu’elle installe une relation particulière à l'art de "faire", "regarder des choses naître de rien, créées par la main de l'homme". Quelque soient les techniques ou matériaux utilisés, son travail se dirige vers la fragilité du corps dans un dialogue métaphorique entre le langage du textile et la connexion humaine. Son travail de tissage nous laisse entreprendre un voyage dans des récits complexes qui transforment ces matériaux et les ramènes dans notre temps.

Transparences des tissus et vibrations de la lumière réagissent autours de ces liens qu'elle construit entre l'Art, le design et les arts décoratifs.


Elodie Mra travaille, vit à Paris et sera présente le soir de l'inauguration

28 octobre 2015

"Oosphère", une expo d'Avelina Fuentes.


Le module, notion latine signifiant à l’origine cadence ou mesure, servait d’unité de mesure conventionnelle et était adoptée comme étalon pour régler les différentes proportions d’un ensemble, évitant toute variation. Cette idée d’apparence restreinte a évolué vers un concept bien plus organique et liquide, offrant une infinie panoplie de représentations, puis de combinaisons. Autant d’opportunités à expérimenter pour l’artiste. 

Au-delà des travaux scientifiques visant à expliquer comment l’homme appréhende son environnement, il est également intéressant de bénéficier du rôle de l'art dans la compréhension du monde sensible, l’art devenant ainsi le meilleur des prétextes pour initier un dialogue avec l’ensemble des disciplines.
L'activité artistique de Avelina Fuentes tente ici de révéler les modules sous-jacents omniprésents dans notre univers et de recréer différents agencements de la matière en explorant de nouveaux modèles et formes. Un petit pas, aussi modeste soit-il, pour comprendre.